Mark Carney a jeté son dévolu sur une candidate controversée : Nathalie Provost, militante radicale anti-armes et figure de PolySeSouvient. Survivante de la tragédie de Polytechnique, elle s'est depuis lancée dans un activisme qui vise directement les propriétaires d'armes à feu. Sur CPAC, elle a même déclaré : « Le problème avec les armes à feu ne vient pas des armes criminelles, mais des propriétaires légaux qui ont des problèmes. »
Au Centre de foire à Québec, la question du contrôle des armes à feu refait surface avec l'annonce de la candidature de Nathalie Provost sous la bannière libérale. Militante de longue date et survivante de la tragédie de la Polytechnique, Provost est soutenue par Mark Carney et incarne une posture radicale contre la possession légale d'armes à feu. Elle a dit sur les ondes de CPAC: "Le problème avec les armes à feu, ce n'est pas les armes criminelles. C'est les propriétaires d'armes légales."
Sophie Béland, directrice québécoise de la Coalition canadienne pour les droits des propriétaires d'armes à feu, dénonce cette approche qui, selon elle, ne s'attaque pas aux véritables sources de la violence armée. "Ce qu'on trouve dangereux, c'est que là, elle se présente principalement pour aller à l'encontre de ce que les conservateurs voudraient faire, c'est-à-dire reconnaître que les propriétaires d'armes légales ne sont pas le problème."
Depuis l'interdiction de plus de 2500 modèles d'armes en 2020, Ottawa a dépensé 67 millions de dollars dans un programme de rachat d'armes légalement détenues, un montant qui atteindra 100 millions d'ici la fin de l'exercice financier. "On a dilapidé 64 millions juste pour s'équiper et on planifie un rachat d'armes qui va coûter des milliards," souligne Béland. Elle critique le manque de ressources pour contrôler les armes illégales, alors que la majorité des crimes sont commis avec des armes de contrebande.
Face à la montée du Parti libéral dans les sondages, la communauté des tireurs sportifs et chasseurs redoute les conséquences d'une politique encore plus restrictive. "Ils ne s'arrêteront pas là. Après les armes de poing, ils vont s'attaquer aux semi-automatiques pour la chasse." Pour Béland, les fonds devraient être investis dans le renforcement des frontières et le suivi des dossiers criminels plutôt que dans la restriction des droits des citoyens respectueux des lois.
Alexandra Lavoie
Quebec based Journalist
Alexa graduated with a degree in biology from Laval University. Throughout her many travels, she has seen political instability as well as corruption. While she witnessed social disorder on a daily basis, she has always been a defender of society’s most vulnerable. She’s been around the world several times, and now joins Rebel News to shed light on today’s biggest stories.